Joyeuse année 2013 !!

Je nous souhaite à tous une année où l’ouverture, la joie de la découverte, la connexion à nos sens et à notre ressenti guident nos pas.

J’ai trouvé hier, dans Passagère du silence, de Fabienne Verdier, ces phrases que j’avais envie de partager avec vous:

« L’esprit possède des possibilités d’excursion infinies; tu dois t’en servir pour voyager. Il établit des connexions tout seul; il est de même nature que le nuage qui passe; le stable n’existe pas pour lui. Suis ses variations sans fin. Il faut accepter nos pensées diverses, même contradictoires. Pour le nourrir, sois attentive à la petite brume du matin, au balancement de la branche dans le vent, à tous les lieux où tu te trouves car les lieux cultivent l’esprit. Pourquoi t’aurais-je amenée ici sinon pour cette raison? Nourris ton esprit, pas seulement de connaissances livresques comme tant de gens, mais de la réalité qui t’entoure, de tes songes aussi — entraîne-toi à rêver et à te souvenir de tes rêves, une fois éveillée; à les commander en réfléchissant, juste avant de t’endormir, à ce que tu souhaites que soit leur point de départ —, alors tu verras fonctionner la plus haute qualité de l’esprit qui est de produire des intuitions. Elles fuseront en grand nombre et il te suffira de transcrire cette poésie qui passe dans l’instant. Arrête de cogiter, d’essayer de comprendre; oublie, oublie, et ton esprit comprendra ?subitement” pour toi. »

Passagère du silence (éditions Albin Michel, 2003) est le récit du séjour extraordinaire que l’auteur, Fabienne Verdier, qui est peintre calligraphe, a effectué pendant 10 ans, en Chine, dans les années 1980, en quête de l’essence de la calligraphie. C’est à la fois un récit d’aventures à peine croyables, vécues par une jeune femme entre ses 20 et 30 ans, un document précieux sur une Chine en constante transformation, où des traditions ancestrales parviennent encore à survivre malgré le joug du Parti, et un très beau voyage à travers l’esprit de la calligraphie et de la « peinture de lettrés ».
Ces mots sont ceux que prononce son maître, maître Huang, alors qu’ils sont en train de contempler le ciel et les montagnes.
Le site de l’artiste est ICI.

 

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