Ingrédients:

– au moins un artiste qui donne dans le cabinet de curiosités,
– sans oublier quelques bouts d’animaux morts ici ou là,
– un (et/ou une) qui fait des petits dessins rageurs, souvent associés à des phrases destinées à nous secouer,
–  un(e) qui peint à la manière de Gerhard Richter,
– un artiste qui se met en scène dans des vidéos humoristiques,
– un dadaïste,
–  un duo d’artistes au propos abscons servi par un propos critique tout aussi abscons,
–  une artiste coréenne — jamais « un »,
– une artiste qui fait des choses « féminines », c’est-à-dire avec des cheveux,
– un certain quota de peintres de qualité étonnamment variable,
– un artiste qui « questionne les images » (sic),
– et un autre qui les « perturbe » de façon à nous « troubler »,
– sans compter toutes les images définitivement « ambigües » ou ironiques.

On constatera que la recette fonctionne avec simplement quelques uns de ces ingrédients.
Je ne sais pas si c’est complètement conscient de la part des organisateurs. En tout cas, c’est de l’ordre du tropisme. A moins qu’ils n’aient pas vraiment eu le choix.
Cela ne devrait pas avoir de rapport avec la qualité même des œuvres présentées. Mais certaines rentrent tellement facilement dans des cases qu’il est judicieux de se poser quelques questions.

Sinon, au Salon de Montrouge, il y avait quand même deux-trois choses que j’ai appréciées (c’est l’avantage, elles ressortent). J’en parlerai une autre fois.

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