De récentes photographies de Martin Parr, consacrées à la plage, sont exposées dans les vitrines du Bon Marché.
Doit-on s’en étonner? Non. Il s’agit d’un choix de pur marketing qui s’est fait en ces termes:
– le public qui fréquente le Bon Marché connaît Martin Parr et se sent donc reconnu dans sa culture,
– le public qui fréquente le Bon Marché est plus beau que les personnes photographiées par Martin Parr, il se sent donc valorisé,
– le public qui fréquente le Bon Marché se sent plus intelligent et plus cool du fait d’être associé à un artiste qui manie l’humour britannique.
Le choix qu’a fait le Bon Marché d’exposer Martin Parr n’est donc dicté ni par l’audace ni par l’amour de l’art, seulement par la volonté de flatter sa clientèle.
Cela fait certes des siècles qu’on utilise l’art à toutes sortes de fin. Le problème, ici, c’est que les photographies de Martin Parr se prêtent tellement bien à ce genre de jeu qu’elles finissent par s’y réduire.
Quel ennui.

bache-parr

(Cette article, je l’admets, est déjà très en retard puisque cela fait plus de six mois que l’artiste est associé à la campagne publicitaire du Bon Marché).
X